Évènement unique par sa dimension internationale et sa capacité à rassembler une large majorité des acteurs non étatiques en amont des conférences onusiennes sur le climat (COPs), les Sommets Climate Chance permettent chaque année de faire un point d’étapes des coalitions thématiques, échanger sur les bonnes pratiques et les actions concrètes mises en place par ces acteurs pour lutter contre les changements climatiques et renforcer leur expression commune pour la conférence climat à venir.

Sommet de Lyon

Le Sommet Mondial Climat & Territoires, les 1er et 2 Juillet 2015, a rassemblé près d’un millier de participants venus de plus de 70 pays et représentant toute la diversité des acteurs non-étatiques. A cette occasion, ils ont souligné leur détermination à contribuer à l’Agenda de l’Action.

Rappelant l’enjeu de leur mobilisation dans la lutte contre le dérèglement climatique, ils ont également précisé que c’est bien par l’approche territoriale et la mise en mouvement de la société civile que pourront être atteints les objectifs sur l’atténuation comme sur l’adaptation. Au cours de ce Sommet, une dizaine de coalitions thématiques ont été mises en place et trois documents fondateurs ont été produits :

  • Une déclaration du Sommet sur l’importance d’une approche territoriale de la lutte contre les changements climatiques et sur le lien indissociable avec les enjeux de développement,
  • Des engagements forts des réseaux de collectivités territoriales sur la réduction des émissions de GES sur leur territoire à court et long terme, ainsi que sur la mobilisation de leurs membres.
  • Une série de propositions précises en vue de la COP21

Sommet de Nantes

Le premier Sommet Climate Chance aura été un incontestable succès, avec près de 3000 participants de 60 nationalités. L’évènement nantais aura montré un véritable “désir d’action collective” de la part des représentants de la société civile, quelques mois après la COP21 et l’Accord de Paris.

Les participants, élus locaux, militants associatifs, responsables économiques ont beaucoup échangé pendant ces trois jours, conscients que si l’Accord de Paris,  s’appuyant sur les travaux du GIEC, rappelle la nécessité absolue de limiter le réchauffement climatique sous la barre des 2°C, les contributions des Etats ne sont pas aujourd’hui assez ambitieuses pour tenir cet objectif. Comment mettre l’action concrète non-étatique au service de la réévaluation de ces contributions nationales aura été un des débats principaux de Nantes.

Les principaux résultats du Sommet de Nantes auront ainsi été :

  • la présentation de plus de 300 “bonnes pratiques” dans 75 ateliers très fréquentés.
  • l’adoption des feuilles de route 2016/2018 des coalitions thématiques, l’élargissement du nombre de membres, la création de nouvelles coalitions ou dynamiques communes sur la gouvernance multi-niveaux et multi-acteurs, la culture ou encore la francophonie (à enlever si pas assez de place)
  • des débats de haut niveau sur les enjeux du financement, les villes durables, l’accès à l’énergie en Afrique ou Habitat III.
  • des focus sur les engagements pris à Lyon ou à Paris, notamment de la part des collectivités territoriales
  • l’adoption de la déclaration de Nantes, la plus largement signée à ce jour par les acteurs non-étatiques.
  • des dialogues participatifs sur la gouvernance de l’agenda de l’action ou la tarification du prix du carbone.

Impliquer les acteurs locaux / Actions concrètes

Parmi les réussites de cette première édition, organisée par Nantes Métropoles et la Cité des Congrès, le Laboratoire des initiatives nantaises, qui n’a pas désempli pendant trois jours et a illustré l’importance de l’implication des acteurs locaux comme l’avait souhaité la Présidente de Nantes Métropole, Johanna Rolland.

Faire du Sommet annuel un levier de mobilisation dans la durée des acteurs du territoire d’accueil est un des objectifs qui lui est dévolu.

Climate Chance moments

A côté du sommet international annuel “Climate Chance”, l’association organise également d’autres événements s’inscrivant dans la même logique de rassembler et faire dialoguer les acteurs non-étatiques. Ainsi, un “Climate Chance moment” est organisé en juillet 2017 à Melbourne dans le cadre d’Ecocity, le sommet mondial de la ville durable. Différents types d’événements en partenariat peuvent être organisés autour d’une coalition thématique ou sur un territoire spécifique local, régional, national… Seules conditions : être ouvert à tous les acteurs sans exclusives et s’inscrire dans la recherche de positions communes renforçant l’action.