L’Accord de Paris

Le 12 décembre 2015 a marqué un tournant inédit dans la lutte contre les changements climatiques.

Pour la première fois dans l’histoire des négociations climatiques, un accord international a été adopté par l’ensemble des Etats Parties à la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Réitérant l’objectif de 2 °C fixé par la Convention climat de 92, en s’efforçant de rester en dessous de 1,5° – objectif rappelé depuis lors dans les rapports de la communauté scientifique du GIEC ; cet accord pose les fondations d’une approche plus moderne de la diplomatie climatique en jetant les bases d’un partenariat nouveau entre les Etats Parties à la CCNUCC et les acteurs non-étatiques.

L’approche Climate Chance

Constatant qu’il n’existait pas de dialogue structuré entre les différents acteurs non-étatiques et sous l’impulsion du Sommet Climat et Territoires en juillet 2015, l’Association Climate Chance a été crée au lendemain de la COP21 avec une volonté affirmée par un certain nombre d’acteurs non-étatiques engagés sur le climat de travailler ensemble dans le cadre de coalitions thématiques en vue de structurer leurs échanges et renforcer leurs actions climatiques concrètes et ainsi, mieux peser dans les débats sur le climat ; en particulier dans le cadre des discussions autour de l’ambition pré-2020.

Préparer 2018

Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et en particulier l’objectif des 2°C, les Etats Parties à la Convention ont publiés en amont de la COP21 leur plan national de développement comme contribution volontaire à l’effort global. Néanmoins, la somme de ces contributions volontaires nous place sur une trajectoire de +3°C.

Par conséquent, pour que l’Accord de Paris puisse produire ses effets et atteindre ses objectifs à partir de 2020, il est aujourd’hui indispensable que les Etats puissent réévaluer leur ambition. C’est la raison pour laquelle, un système de réévaluation de ces contributions est prévu dans le cadre de l’Accord de Paris avec la mise en place d’un dialogue de facilitation prévue en 2018 pour fixer les modalités de ce nouveau système.

Les synthèses régulières sur « l’état de l’action » menées par l’Association Climate Chance et les travaux réalisés au sein des coalitions thématiques doivent permettre d’ici 2018 de développer des propositions communes et concrètes pour accompagner les Etats dans leur démarche de réévaluation de leur ambition.